Nostalgie primăvăratică

O aștepta pe-o bancă într-un parc taciturn,

Gânduri flămânde zburau dintr-un fraged turn,

Vrăbii plăpânde ciugulind, cu mult chin, 

Firimituri de pâine ascunse, ce festin;


Privirea-i tremurândă, în zare se pierdea,

Orbitele-n străfunduri, o arșiță lucea,

Oprindu-se cu sfială pe-un chip de mucava,

Un trecător vremelnic venind de-altundeva;


Et si tu n’existais pas, liniștea o suspinau,

Cuvinte revărsate intr-un carusel se-nvârteau,

Pe-o muzică de taină, iar ei se-mbrâțișau,

Mărgele străvezii de sticlă, perpetuu, se-nșirau;


Primul cuvânt, imbold al unor vremuri de demult,

O lume regăsită, tărâm de freamăt din trecut,

A fost odată, o poveste, înfiripată cu tumult,

Ca niciodată, o fată și-un băiat, iubindu-se, stingându-se c-un sărut. 

Iubire somnambulă

Iubire somnambulă

Căzută în dizgrație,

Oropsită și credulă 

Fără educație;


Se duse la plimbare 

Cu bursa de cuvinte,

Ce candidă paloare

Lucește din veșminte;


Iar traista cu merinde 

Atârnă-n neputință,

Căci gânduri muribunde

Se zbat fără credință;


Într-un destin năvalnic

Deșartă străduință, 

Căci moartea e-un pomelnic

De-o dulce biruință…


Iar viața e trecută 

C-un suflu dezvelită,

Privirea-i rătăcită

În taină, umbra se alintă. 

Un procès à la rigueur ou une histoire à dormir/ mourir debout

Tout a commencé un banal jour d’un mois de l’année en cours. Que dit-on déjà, qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Ou quand tu cherches les embrouilles avec la bougie (c’est une expression roumaine, mais vous avez saisi le sens). Il n’avait pas l’intention de s’y mètre tout seul dans le traquenard, même s’il a fait presque tout pour y tomber dedans. Avec un peu d’aide de gens censés à faire respecter les règles du jeu, faisant partie d’une nouvelle catégorie de commissaires de la bienveillance ; règles à faire respecter par les autres. Eux, ils se considèrent au-dessus du commun des mortels. Appelons-les les amoraux cyniques. 

En revanche, ils peuvent te parler pendant des heures de toutes les consignes à respecter afin que les gens soient bienveillants les uns envers les autres et qu’ils soient ainsi heureux au travail même quand ils font les tâches les plus ingrates ou mortellement ennuyeuses. Mais, on sait que l’ennui ou la perte du sens de la vie qu’on subit, ne tue pas ; au pire, quelques arrêts maladie et c’est reparti. Les dommages collatéraux existent partout, n’est-ce pas ?

Néanmoins, ils sont les premiers à verser une larme symbolique au comptoir public ou compatir sans vergogne les victimes du manque de respect de la bienveillance. Et là, ils deviennent d’une férocité sans faille pour punir les coupables à la lez-bienveillance. Tous les moyens sont bons pour se débarrasser en même temps d’une personne indésirable ou trop encombrante.

L’amoral qui s’applique à punir le rigoriste  pour manque de sensibilité ou parce qu’il ne possède pas assez d’empathie au goût du jour. Le ridicule ne tue pas non plus. 

Lui, l’idiot, coupable désigné d’office, il se fait punir pour sa manie de la rigueur qu’il essayait d’insuffler aux autres. Et étant lui même, une sorte d’incompris, « passionné de l’absolu et de la vérité », il avait parfois du mal à exprimer son empathie comme les autres voulaient qu’il le fasse, d’une manière tellement douceâtre, qu’elle sentait le moisi. Il trouve tellement hypocrite des phrases toutes faites telles que : « j’espère que tu vas bien » avant tout message envoyé à bout de champ. Comme si le destinataire se mettrait ensuite à se plaindre de tous les malheurs de son existence. 

Lui, l’ostracisé de la bienveillance, il préférait largement manifester sa gentillesse en tendant une main à une personne tombée.

On pourrait se croire transposé dans une sorte de remake du procès de l’Etranger, selon Camus. 

« Dans notre société, tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort.»

Chagrin déchiré

Quelle joie m’étrangle le cœur?!

Serait-il le bonheur

Serait-il le malheur,

Ou simplement, le malbonheur ?!


Et pourtant, on essaie d’y survivre

vivre sans ramper pour autant…

Et la plupart du temps, on fait que vivoter.

Ou déchiré dans l’écho d’exister pour quelqu’un,


Ainsi parla la séductrice, son défi au bout des rêves…

Enchanteresse des âmes perdues…

Et le chasseur devint la proie de son instinct

Oh, Circé, exquise créature…

Ce fût la fin, ou tout commencera…

O zburătoare

Plouă cu găleata
Văzduhurile s-au încins
Un dor nebun de viață
Mă arde din rărunchi
Și în vâltoarea ploii
Apare-o arătare,
O șturlubatică pestriță
Se prinde-n hora diafană,
A stropilor cernuți
Prin sita zorilor de ziuă
Un curcubeu dispare
Într-un tumult de șoapte
Rostite pe-ascuns,
Nostalgică poveste
De-odinioară ori de demult,
Ce-a fost și de-ar mai fi să fie…

Révérence à la Femme, hymne à l’Amour

Tu nous ensorcelles un jour,
Tu nous libères, un autre,
Le jour suivant, nous remettons les chaînes.
Dans notre cage, pauvres heureux, au cœur serré,
En attendant la grâce.
D’une tendre main, d’un doux sourire.
Que du bonheur à (p)rendre.
Pourquoi un jour à célébrer
Quand toute l’Eternité nous guette…
un paradis perdu au coin d’un rêve.

Souffrir

Quel malheur de ne pas savoir de quoi l’avenir sera fait ; quel bonheur de vivre dans le présent sans regrets et sans contrefaçon. La même musique qui résonne sans cesse dans la boite crânienne et pourtant personne avec qui danser. Un amour perdu n’est jamais enterré et demande de temps en temps d’être ressuscité avec une voracité d’ogre affamé. Tu es à poil et sans défense devant l’ouragan qui se déferle sans pitié et fait resurgir des souvenirs mélangés de malbonheur. Un monde de rêves et de cauchemars, de regrets et de remords envahit tes pensées jusqu’au tréfonds de ton être sans échappatoire possible et sans veste de sauvetage. On est noyé, mais on respire, on est en coma, mais on bouge, avec des mouvements saccadés d’animal saigné à mort. Et ensuite, le silence se met à siffler dans ta tête et comme dans un tour de passe-passe, la monotonie de la vie refait surface comme si rien ne s’est passé, en attendant la vague suivante. Les poils hérissés sur ton dos, tu lâches un dernier soupir et tu te lances dans la routine. Pauvre créature, méchant créateur ; la tragi-comédie de l’existence.

Aimer

Tu te réveilles avec ce sentiment que tu ne peux pourtant pas l’expliquer car il ne fait qu’exister. Avec tant de souffrance dans le monde qui nous entoure, amis, famille ou encore plus loin, dans des terres qu’on a, à peine, le courage de les imaginer, on se demande si nous avons encore le droit d’aimer, si c’est toujours d’actualité et le plus important si c’est politiquement correct. Et alors, tu commences à te mettre en doute, à te poser plein de questions sur le bienfait de ton comportement par rapport à la majorité écrasante qui souffre et qu’aimerait qu’à ton tour, par simple décence, tu te mettes à souffrir avec eux, comme si cette forme de souffrance télépathique aurait un effet de balsamique sur les blessures d’un monde qui est à la recherche de son bonheur universel.

Avec tant de haine soit disant raciale, religieuse ou tout bêtement humaine, on aurait mieux à faire d’aller sur une planète habitée par des sniamuh, car au moins eux savaient qu’il y avait un temps pour tuer (dans des buts purement de survie) comme les lions et un autre pour aimer (sans buts…) comme les agneaux. Que nous soyons descendus des arbres ou qu’au contraire, c’est Quelqu’un qui nous a appris à descendre et ensuite à remonter, nous avons au moins la liberté de choisir quand nous devons manger et quand nous devons aimer. Est-ce que quelqu’un rassasié aime différemment de celui qui n’a même plus la force de (c)rêver ou peut être la question ne se pose même pas, par manque de pudeur ?

Et malgré tout ceci et cela, les humains continuent à aimer mais avec modération car on ne sait pas si on ne doit pas un jour rembourser l’amour qu’on nous a donné et quand on parle de l’argent, c’est toute une autre histoire. Faisons en sorte que Dieu ne regarde pas vers nous et allons profiter le plus longtemps possible de sa miséricorde sans se soucier du compte à rebours. Mais que faire quand même Dieu nous demande de l’argent ? On le paye pour sauver nos âmes ou au contraire, on lui offre qu’un prêt à durée déterminée, car il vaut toujours mieux d’être créditeur de la Divinité que débiteur au Diable. Il est difficile, voire impossible, d’être le Créditeur (Débiteur) en Amour d’un monde qui recherche son paradis perdu. Une fois retrouvé, il existe le risque de s’ennuyer et surtout que faire avec tant de souffrance ?

Vivre

Vous n’avez jamais eu le sentiment de sentir la pression de l’air que vous respirez mais en même temps de savoir que rien de ce que vous entoure ne peut avoir aucun effet car vous vivez. Oui, c’est si simple que ça à vivre. Ca donne l’impression d’être plus compliqué mais faites l’expérience et essayer de respirer sans vous soucier de ce que vous devriez faire plus tard. Une seconde passe et vous restez là sans pour autant pouvoir l’empêcher. Alors, pourquoi tant de soucis pour plusieurs secondes qui s’envolent. Peut-on contrôler le temps ou au moins, peut-on savoir quand est ce qu’il effleure notre conscience avec le sentiment d’une perte de temps irréversible ou qui sait ce qu’on peut encore s’imaginer quand tout tourne autour de nous et pourtant, on reste coincés dans un univers aussi immobile et dépendant à son tour de notre mobilité. Sommes-nous condamnés à une sorte de devoir craintif de ne jamais arriver à une fin heureuse, mais sommes-nous allés au-delà de notre peur primitive de ce que nous avons fait une fois, il y a des millénaires ?

Le serpent est toujours le gagnant de cette affaire car il continue à faire sa vie et à nous regarder comment pouvons-nous gâcher la nôtre. Vous ne trouvez pas qu’il est venu le temps de lui enfin, demander notre libération de cette prison et que nous prolongeons à l’infini une peine que personne ne nous la demande. Avez-vous déjà eu l’impression qu’on fait que se glisser dans l’espace et dans le temps avec une sagacité et une clairvoyance un peu trop instinctive pour l’appeler sagesse. Réveillez-vous, nous sommes restés fidèles à quelqu’un qui a été plus malin que nous, mais il est venu le temps de le provoquer à une autre guerre. La trêve que nous lui avons accordée, aurait dû avoir pris fin il y a bien longtemps quand Quelqu’un est venu et nous a fait comprendre que nous sommes beaucoup plus que de simples vaincus d’un serpent qui de plus, ne sait même pas que nous existons.

Peut-être que nous devons aller lui poser la question s’il se rappelle de nous et s’il ne veut pas nous répondre, il ne faut pas tomber dans le piège du silence car nous serons partis pour encore des siècles à venir, être des admirateurs de quelqu’un qui ne sait même pas d’être poli quand on lui demande gentiment de répondre à une question qui nous a dévoré pendant si longtemps. Non, il ne faut surtout pas se dire qu’en fait, il ne puisse pas répondre parce qu’il est qu’un simple serpent. A ce même pauvre serpent nous lui avons accordé une autre valeur quand nous cherchions des excuses pour nos fautes ou pour nos faiblesses. Nous disons toujours que nous avons été forts et heureux jusqu’au jour quand lui, il est arrivé d’on ne sait pas où et a fait bousculer toute notre vie et même pire que ça. Il nous a fait découvrir la mort de notre désir de vivre. Nous sommes tributaires à ce pauvre serpent, c’est pourtant triste que nous ne nous soyons pas aperçus de notre statut de rampants.

Gâlceava copiilor îmbătrâniți în rele

În strânsoarea adevărului declamat pe rețelele  sociale, nici dictatorii atotputernici, nici tiranii sanghinari nu mai sunt ce-au fost odată. Acum, ei se arată lumii într-o lumină grijulie care să le rotunjească colții de prădători sau care să le îndulcească samavolniciile. Ei nu sunt nemernici, sunt doar apărători ai tribului sau ai haitei pe care alte haite din împrejurimi, mai mult sau mai puțin îndepărtate, vor s-o extermine sau să‐i fure identitatea. Și când intrăm pe teritoriul ideologiei identitare, albul devine negru sau zugrăvit în nuanțe cenușii, iar negrul e doar un alb mânjit în tonuri umorale. Iar umorile (ca și gusturile) nu se discută, sunt doar păreri țipate ca verdicte bazate pe așa-zise crezuri, fără putință de-a-le contrazice.

Cine e mai furios și mai în vână, țipă mai tare sau își varsă mai cu spor veninul în noile bodegi virtuale, denumite pompos rețele sociale, acela are câștig de cauză. Iar acoliții intre-ale zbieratului îi țin isonul dându-i inimioare de solidaritate de tejghea, sau din contră, arătând un chip înroșit de vrajbă, pentru a-și marca teritoriul de târâtoare țipătoare. Și viceversa, dacă vreun guru mai procopsit sau vreun șef de gașcă mai deocheat le-o cere în numele unor idealuri mărețe întru propășirea clanului autohton. 

Agora a devenit o bodegă universală extra teritorială, unde fiecare are dreptate în bula sa de adevăr rostit cu emfaza unui buric al pământului, din fața unui ecran, devenit la un clic distanță, un avanpost al puterii poporului. Și-atunci când sunt mii și mii de astfel de mici fortărețe deținătoare ale propriului adevăr, se ajunge la o supra-Bulă iar Adevărul se fofilează pe ușa din dos.

Suspin de fericire haihuie

Iubire născocită în haine de paradă mută,

Ce fuge și s-ascunde, suspină și pre-plânge,

Râzând cu șoapte susurate într-o ureche brută,

Fără emfază, doar cu-o durere înfierată-n sânge;


Se-nvârte și se zbate, zvâcnește și se pierde,

În negura pustie a sinelui, veșnică trufie, 

Mocnește cu migală, s-aprinde și iar arde,

Se stinge și se moare pe-un vers de sindrofie;


Zglobie arătare, ce freamăt zguduit de nemurire,

Zadarnică speranță, o veșnicie țintuită în zeghe, 

O dulce amăgire cu gust firav de fiere, 

Coboară și se-nalță, plutind fără de veghe.

Adiere de toamnă

Chemare de nestemată șlefuită 

Prinsă-n mreje de năpârcă siluită 

Într-un colț de fragedă nechibzuință 

Nutrind o patimă de fiară înlănțuită.


Murind în straie de mireasă călătoare

Ce-a străbătut tărâmuri cu nisipuri mișcătoare 

Răpusă-n gând sau doar răpită din seraiuri 

De-un prinț fugar, cu ochii sângerând printre coclauri;


O palidă perdea de rouă fumegândă 

Se lasă peste-a Timpului dorință muribundă, 

De-un răgaz de liniște searbădă, dar vie

Cerșit cu lacrimi mirosind a melancolie.

Dor de pribegie

Plecat în lumea largă, din fragedă menire,

Cu traista plină de povești pe cale de-mplinire,

Iubiri pierdute sau ce n-au fost să fie,

Se cer de-a pururi rostite, într-un suflu dulce, de melancolie;


Cobori din tren și descoperi o altfel de viețuire,

Cea dinainte rămase agățată în vise de searbădă mărire,

Plăpând rebel, cu-o inimă doar ce atinsă de-o tristă veșnicie,

Pornit la drum c-un dram de-amară silnicie;


Te-ai fofilat apoi prin viață cu pași mărunți, de nălucă străvezie,

Dar animat de-un crez lăuntric, sau de-o pură nerozie,

Te-ai rătăcit pe-alocuri într-ale sorții brațe, ce tandră șerpuire,

Ah, carusel netrebnic, divin pustiu, iar tu cerșind într-una doar o mântuire!

Când tăcerea se revoltă

Când tăcerea se revoltă, se aud pașii fugind

Într-o doară, pe alocuri, pleoape grele tremurând 

Fără zarvă, fără lacrimi, liniște ca de mormânt,

Doar un strigăt de durere smulge piatra din pământ;


Patimi uitate în călimară sau roase de molii, 

Arșița care nu se mai cere ostoită cu săbii,

Ce stau acum ruginite într-un colț pribeag de vise  

Rătăcite în poveștile altora, sau pierdute printre nescrise;


Și-au dat întâlnire într-o carte ce va fi să fie 

Miraj sălbatic desprins dintr-un cadru de veșnicie, 

Ea, cu privirea tristă, ruptă din monotonie 

El, cerșind un dram de searbădă nebunie. 

J’accuse, donc on me voit

J’accuse la mer de faire des vagues

J’accuse le ciel de nous tomber dessus

J’accuse le vent de faire des rondes

J’accuse la pente d’être un peu trop raide

J’accuse le ver de se cacher sous terre

J’accuse la meute de se jeter sans peine

J’accuse le sage d’être trop pépère 

J’accuse la lune d’être délétère 

J’accuse la pluie de faire des siennes 

J’accuse la vie de passer sans gêne 

J’accuse la mort de venir se rendre 

J’accuse la plume de s’envoler légère 

Et si j’accuse, c’est que je suis !

O sărutare înlăcrimată

E ca o lacrimă rătăcită

Ce se prelinge pe ascuns

Din ochii umezi, încă nepătrunși

De vremelnicie, ai unei zburătoare;

Și în căderea ei tremurândă

Atinse în treacăt ale sale buze,

Înainte să se oprească

pe buzele unui muribund;

Gândindu-se să-i stingă arșița,

Unui suflet însetat fiind de veșnicie,

Ce visează în tăcere la un ocean de stele

Să-i lumineze tristețea

Sau să-i aline dorul de reîntoarcere în eternitate…